Transport Logistique option : Transit



I. Transport Logistique option: Transit

Qu’est-ce qu’une  formation en Transport Logistique option: Transit ? 

 L’agent de transit est responsable du fret, c’est-à-dire du transport des marchandises, qu’elles voyagent par air, mer, fer ou route. Il organise leur acheminement de l’entrepôt jusqu’au destinataire. Il se charge aussi de régler les problèmes, en cas de perte, de dégâts ou de réclamations.

Objectif général

Licence (BAC+3)

La Licence en Transit- vise à former des professionnels capables d’exercer les tâches liées à la réalisation des différentes étapes de la chaîne d’approvisionnement et du processus logistique. Ce programme vise aussi à :

– Sensibiliser l’étudiant à l’impact des décisions logistiques sur l’environnement et lui faire prendre en compte la Charte sur l’environnement.

– Favoriser le recrutement des apprentis dans le programme, de fournir des moyens d’aide à la réussite et de faciliter leur insertion sur le marché du travail.

– Développer l’esprit d’entrepreneurship qui sera couvert dans différentes compétences

– Concevoir et mettre en œuvre des solutions optimales dans le transport, la logistique et le transit pour satisfaire les besoins des donneurs d’ordre sur les marchés nationaux et internationaux.

Les compétences acquises permettent d’exercer les métiers de :

  • Responsable d’une activité de transport ou de logistique gérée en centre de profit ;
  • Agent de planification des ressources de la production ;
  • Chargé d’ordonnancement et de lancement ;
  • Gestionnaire de commandes ;
  • Gestionnaire de stocks ou de parc ;
  • Responsable de la planification des transports ;

Licence (BAC+3)

  • Gérer le service logistique ;
  • Organiser et assurer la maintenance des équipements logistiques ;
  • Contrôler la qualité des équipements logistiques ;
  • Organiser la réception technique des équipements en veillant au respect des caractéristiques techniques ;
  • Communiquer avec les utilisateurs et les fournisseurs d’équipements ;
  • Planifier les programmes d’activités de son équipe de travail ;
  • Rédiger un rapport mensuel ou trimestriel d’activités ;
  • Veiller à une bonne gestion du bien publique ;
  • Veiller au respect des consignes de ses responsables.

Analyste logistique

  • Chef d’exploitation matériel et technique;
  • Chef d’exploitation logistique et douanes;
  • Chef de service (de groupe, de département) manutention et opérations (conteneurs et conventionnel);
  • Chef de service (de groupe, de département) shipping;
  • Chef de service (de groupe, de département) réclamations, litiges et contentieux, traction, mouvement, maintenance des voies ferrées et matériel, import – export;
  • Chef de garage et de parc automobile (gestionnaire de flotte et répartition);
  • Déclarant en douane;
  • Exploitant en douane;
  • Propriétaire exploitant de véhicules routiers;
  • Drafteur – logisticien (maintenance et manuel);
  • Planificateur – logisticien.

Débouchés : 

DTS (BAC+2) : 

  • Agent de transit, de fret aérien, d’exploitation
  • Déclarant en douane
  • Assistant logistique international
  • Adjoint au directeur d’exploitation
  • Chef d’exploitation ou adjoint à un chef d’exploitation
  • Responsable de dépôt ou d’entrepôt / d’affrètement / de trafic ou de camionnage / d’une ligne de trafic
  • Manager de supply chain

Licence (BAC+3)

  • Chargé des approvisionnements
  • Chargé des achats
  • Gestionnaire de stocks/des expéditions
  • Pilote de flux
  • Gestionnaire de système de gestion intégrée
  • Responsable magasin
  • Responsable ordonnancement
  • Chargé de clientèle
  • Chargé des opérations nationales
  • Chargé des opérations internationales
  • Déclarant en douane

Diplômes disponibles

  • DTS 
  • Licence 
  • Master 1  
  • Master 2   
  • Master of Business Administration: (18 mois avec le BAC+4)
  • Master of Business Administration :  (24 mois avec le BAC+3)

Titre du diplôme : MBA spécialité Transport et Logistique

Les Certificats disponibles :

  • Certificat de Qualification Professionnelle CQP            
  • Certificat des Techniques Professionnelles CTP                         
  • Certificat de Spécialisation    C.S.                                    
  • Certificat d’Expertise                   C.E.                                

Les conditions d’accès aux formations

Le DTS

L’accès aux études pour le DTS est réservé à ceux qui ont le baccalauréat ou qui ont fait l’année préparatoire dans une école de OTC. Le DTS se fait entièrement en ligne, par contre le BTS nécessite un examen sur table à Ouagadougou (Burkina Faso).

La Licence

L’accès est réservé à ceux qui ont un bac + 2 ou équivalent.

  • Le Master 1
  • L’accès est réservé à ceux qui ont un bac + 3 ou équivalent.
  • Le Master 2
  • L’accès est réservé à ceux qui ont un bac + 4 ou équivalent.

Le MBA

L’accès est réservé à ceux qui ont un bac + 4 ou équivalent.

Le DESS

L’accès est réservé à ceux qui ont un bac + 4 ou équivalent.

Le Certificat de Spécialisation/Titre de spécialiste

L’accès est réservé à ceux qui ont un bac + 2 ou équivalent ou qui ont obtenu le CQP.

Le certificat d’expertise

L’accès est réservé à ceux qui ont un bac +3+5 ans d’expériences ou un bac 4+3 ans d’expériences ou un bac+5 + 1 an d’expérience ou un Bac+6 ou Doctorat/PHD ou équivalent.

Le certificat de qualification professionnelle

L’accès est réservé à ceux qui comprenne une  des langues d’enseignement de OTC et qui veut être qualifié dans un domaine donné sans condition de niveau d’études.

Genèse du  transit 

La notion de transit n’est pas nouvelle, elle existe déjà à l’époque du droit d’octroi, notamment dans la ville de Toulouse. Toutefois, la notion évolue avec le droit de douane, les unions douanières, et les traités internationaux. Les premières conventions TIR datent de 1949 et 19599. En 1949 sont mis en place des carnets de passage10.

La convention TIR de 1975 a été agréée par le règlement (CEE) no 2112/78 du Conseil du 25 juillet 1978 et est entrée en vigueur dans la Communauté européenne le 20 juin 19839.

Le TIR est basé sur cinq piliers:

  • l’utilisation des véhicules ou des conteneurs sûrs,
  • la chaîne de garantie internationale,
  • le carnet TIR,
  • la reconnaissance mutuelle des contrôles douaniers, et
  • accès contrôlé pour utiliser le système.

Avantages

Le régime TIR offre les avantages suivants aux différents acteurs contribuant à la circulation internationale des marchandises en transit.

Pour le commerce international 

  • il diminue les coûts du transport en réduisant les formalités et les retards dans les opérations de transit ;
  • il facilite les mouvements de transit par le biais de contrôles et de documents normalisés ;
  • par voie de conséquence, il encourage le développement des échanges internationaux.

Pour le secteur du transport 

  • les marchandises traversant les frontières internationales avec un minimum d’ingérence ;
  • les retards et les coûts du transit sont réduits ;
  • les documents sont simplifiés et normalisés ;
  • il est inutile d’effectuer des dépôts de garantie douaniers aux frontières traversées.

Pour les autorités douanières 

  • les droits et les taxes douaniers exigibles au cours des opérations de transit international sont garantis jusqu’à concurrence de 50 000 dollars américains par les associations agréées ;
  • seuls les transporteurs bona fide sont autorisés à utiliser les Carnets TIR, ce qui augmente la sécurité du système ;
  • la nécessité d’effectuer un contrôle physique des marchandises en transit est moindre ;
  • le système facilite les contrôles aux douanes et simplifie la documentation douanière ; et
  • l’utilisation de postes de dédouanement intérieurs pour l’exportation et l’importation permet une répartition plus efficace du personnel douanier.

Transport Logistique option: Transit  face  à la  digitalisation 

Une dématérialisation qui rend disponible de l’information au service d’un flux physique, et vient s’opposer à des processus peu ou plus efficients. Lucien Besse, COO et co-fondateur de Shippeo, plateforme européenne de visibilité en temps réel de la supply chain, observe ainsi qu’une première vague de digitalisation a impacté les outils métiers mis en place par les chargeurs. Il constate également une deuxième vague touchant à la digitalisation des processus au sein des entreprises, « c’est-à-dire comment, grâce à des outils, on accélère un certain nombre de processus sur la chaîne logistique ou dans la chaîne de transports, ou comment accélérer les flux physiques et augmenter la satisfaction client grâce à un meilleur échange d’informations. »  Au-delà de la capacité de dématérialisation et de transmission que sa définition recoupe, la digitalisation évoque également l’intégration et la transformation digitale de procédés, rappelle Alain Cohen, vice-président commerce et marketing d’Alis International qui propose une plateforme collaborative de pilotage des opérations transport et douane « MyTower » : « Pour nous, ce terme représente tout le processus opérationnel transport ou douane que nous allons mobiliser afin de clarifier, simplifier et modéliser des processus pour les partager entre les différents acteurs. Il s’agit de définir un modèle, avec des règles, des attendus et des estimés, afin d’être en mesure de déterminer les déviations par rapport à ces derniers. Cela permet de piloter par exception et donc générer de la productivité ».

L’accès à ces informations et les capacités de traitement numérique des process sont devenus fondamentaux depuis quelques années. Le collaboratif est roi et dirige les avancées technologiques : le fait d’impliquer tous les acteurs nécessaires à la gestion du transport et de s’interroger sur la manière qu’ils ont de communiquer, de se mettre d’accord, d’échanger des données en dehors du téléphone, de l’e-mail et du fax conduit à une digitalisation qui doit permettre d’« automatiser des processus collaboratifs inter-entreprises », selon Paul Simon-Thomas, SVP sales Emenar de Descartes.

Se rapportant évidemment à l’outil et à l’équipement informatique qu’elle implique, la digitalisation vient également toucher à la transparence et au partage de données entre entreprises. Toutes celles qui étaient équipées ont besoin de gérer ce mouvement et les petites sociétés qui n’avaient au départ pas forcément accès à ces plateformes digitales ou autres n’ont maintenant plus peur de ce mot qui s’est démocratisé. Il n’y a pas une entreprise aujourd’hui qui n’évoque la digitalisation de ses processus », résume Valérie Carreau, directrice France de Transporeon Group.

K.Fiakofi